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Peintre et lithographe français associé au post-impressionisme et au mouvement Nabi (début en 1888, sous la direction de Paul Sérusier), Edouard Vuillard est réputé pour la grâce intimiste de son oeuvre. Il privilégia les scènes et les intérieurs bourgeois, aimant peindre les gens «chez eux». Il a vécu 60 ans auprès de sa mère couturière, entouré de tissus dont il a empli ses tableaux qui ressemblent parfois à des tapisseries de grands maîtres.
Il utilisa largement la technique de la peinture à la colle, généralement utilisée pour les décors de théâtre. Mieux connu pour ses peintures représentant des portraits, des scènes d'intérieur intimes, des natures mortes et des paysages, il a aussi réalisé de grandes décorations pour des intérieurs publics et privés, des dessins, des gravures, des photographies, des décors et des programmes de théâtre.
«Dans l’histoire de l’art, Vuillard avait toujours été considéré comme un être timide, introverti et détaché de ce monde. Notre recherche a dévoilé un personnage haut en couleur, discrètement autoritaire, parfois soupe au lait, catégorique, passionné, un homme capable d’imposer ses opinions à ses proches et surtout, un artiste qui a su transformer des scènes banales du quotidien en tableaux d’une grande densité émotive.
Ce qui domine chez Vuillard, c’est son sens de l’ellipse, de l’inquiétude, de l’étrange, mais à l’intérieur, il y a parfois le fracas assourdissant d’une colère. La violence à l’état pur, que dans la tragédie grecque on nomme hubris. En même temps, ce qui est merveilleux, c’est que sa peinture demeure profondément séductrice. Son style est enchanteur et plaisant. Il est l’un des plus grands techniciens de la peinture : peu de peintres sauraient user de la détrempe à la colle comme il le fait. » Guy Cogeval, directeur du Musée des beaux-arts de Montréal, spécialiste mondial d’Édouard Vuillard, interrogé par Collage.
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